Grossesse et antidépresseurs : un risque accru d'autisme ?

Publiée le 21 décembre 2015

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     C'est au cours du deuxième et troisième trimestre de grossesse que la prise d'antidépresseurs serait la plus déterminante. A ce moment-là, le cerveau du bébé franchit une étape cruciale de développement. Selon le Pr Yehezkel Ben-Ari, neurobiologiste à l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), "les antidépresseurs, souvent, agissent sur un système qu'on appelle le système sérotoninergique. Ce système est crucial pour la construction du cerveau. La formation des connexions entre certaines régions du cerveau et le cortex dépend énormément des systèmes à base de sérotonine. Et donc, quand on va les bloquer in utéro, on va affecter la formation de ces connexions. Le cerveau va naître en quelque sorte malformé".

Ce n'est pas la première fois qu'une étude incrimine ainsi les antidépresseurs agissant sur la sérotonine. Au Canada, les chercheurs ont suivi près de 145.500 enfants jusqu'à leur dixième année. Parmi eux, un peu moins de 1% ont été diagnostiqués autistes avant leur cinquième anniversaire. Les chercheurs canadiens ont ensuite vérifié les dossiers médicaux des mères pour savoir si elles avaient pris des antidépresseurs. Ils ont ainsi pu établir un lien entre ces médicaments et l'autisme.

Consultez la vidéo sur le site de l'émission allodocteur.fr